Yeah I suck dick
26 septembre 2008
Nous sommes passé à l’heure d’hiver. Il est onze heures il n’est pas midi.
On crève de chaud dans ta chambre et la lumière envahit la pièce.
Ne te réveille pas. Non. Ne te réveille pas.
Je vais arriver à collecter tous mes habits les mettre sur moi et partir sur la pointe des pieds.
C’est vrai je suis bien là dans tes draps je dormirais bien encore quelques heures.
Mais je me rappelle tes yeux sur moi hier soir et la façon dont ils me disaient je t’aime. Et les miens qui fuyaient.
Je ne t’aime pas chéri, je ne t’aime pas.
J’avais l’air triste tu disais tu demandais pourquoi. J’aurais voulu te cracher à la gueule qu’à chaque fois que tu attrapes ma main j’aimerais partir en courant et qu’à chaque fois que tu me prends dans tes bras je réfléchis à la façon dont je pourrais t’annoncer que c’est fini et qu’à chaque fois que tu m’embrasses je pense à l’autre.
Je n’aurai jamais cru qu’un jour ce serait moi le connard dans l’histoire.
Je vois la montre que je t’ai offerte et me souviens la façon dont tu me draguais avec maladresse.
Notre premier baiser il n’est pas si vieux pourtant mais l’ivresse me parait bien loin.
Je me rhabille je ferme la porte, tu ne te réveilles pas.
Tu aurais pu glisser un billet et on aurait dit que j’étais une prostitué et ça aurait été pareil.
Je te quitterai demain. Oui, demain.
En attendant je fuis.
If I wanna fly I’ll find a way to fly
21 septembre 2008
Elle ne savait même pas que tu avais écrit cette chanson pour elle. Ne te fais pas d’illusions, elle ne serait pas restée. Tu passes d’une chanson à l’autre sans te douter de leur impact.
Elle a rêvé de toi des milliards de fois. Tu lui semblais bien plus vrai comme ça. Là au moins tu la touchais, tu lui parlais.
Tu es minable. Tu es minable derrière tes lunettes. Tu es minable quand tu chantes. Tu es minable quand tu t’acharnes sur ta guitare. Tu es minable quand tu crois que les mots sont plus forts que les sentiments.
Ils resteront. Mais pas toi. Toi tu es minable et tu crèveras comme nous tous.
Je l’ai vue partir ce matin. Elle ne pleurait pas. Elle a passé les derniers mois à manigancer son plan, si bien qu’elle n’avait même plus le temps d’être triste.
Elle avait réservé son billet. réservé son hôtel.
On pouvait la retrouver. Elle ne partait pas sans laisser de trace. Un dernier mot à sa famille. Elle était honnête.
Comme si elle avait vécu ce jour-là. Comme si ce qu’elle a bien voulu laisser d’elle existait encore.
Son siège était vide quand le train lui est passé dessus. Comme une hôte invisible. Ces draps ne seront pas froissés.
Un bizarre accident. Ca te fera bien une chanson.
I cherish your smile
21 septembre 2008
Le brouillard recouvre le sommet des montagnes en face de ma fenêtre. On dirait de la neige. Un bon gros paquet de neige bien moelleuse. La mer, à leur droite, est grise. Il fait froid. Emmitouflée dans mon éternelle veste en laine, je rêve de macarons au caramel beurre salé et d’un bon thé bien sucré.
Je rêve de monter au ski dans sa voiture, de me réchauffer contre lui, de me battre contre sa combinaison en l’embrassant.
Je rêve du printemps en sa compagnie, me balader au bord du cap d’Antibes, tant qu’il fait encore froid, tant que les vagues peuvent encore nous surprendre et vicieuses, se jeter sur nous. Je rêve de l’été quelque part en Norvège manger du saumon et regarder le soleil se coucher bien trop tôt. Je rêve d’un hiver en Bretagne, au bord de la falaise avec lui. Avec elle. La revoir elle aussi. Puis comme ça parce qu’on l’a décidé, avec nos quelques économies, sauter dans un avion direction le Canada et mourir de froid main dans la main.
On écouterait des musiques douces et idiotes, on s’étranglerait en chantant, je lui lirait mes bouquins car lui n’en ouvre jamais, j’écrirais des choses sur lui, des choses qu’il ne verra jamais, il me ferait m’écrouler sous son sourire, et m’engueulerait à chaque nouvelle paire de bottes.
Je me relirais, je lui ferai des promesses, je serais belle.
En attendant les nuages recouvrent le sommet des montagnes en face de ma fenêtre. Et son sourire me hante.
Remember when you loved me
15 septembre 2008
La vie est redevenue belle je suis heureuse j’ai perdu du poids gagné des sous gagné en confiance j’ai fait des rencontres fabuleuses repris la vie repris cette course et je sens je le sens que je vais en ressortir grandie
J’ai envie de chanter plus fort encore que jamais envie de lever mes bras haut vers le ciel le prendre dans mes bras et le voir sourire
Je suis heureuse j’écris à nouveau même si je déteste ces niaiseries que je balance à tout va
J’aime ma vie aujourd’hui, j’en aime les moindres recoins, tout, tout, tout sauf, peut-être, toute petite exception ces mots un peu trop plats et rater le bus le matin